Un peu d’histoire …

 

Briey a donné son nom à l’un des plus importants bassins miniers (fer) et sidérurgique de France et d’Europe, à la charnière des XIXème  et XXème siècle. Les gisements de fer des bassins de NANCY, BRIEY et LONGWY fournissaient alors les neuf dixièmes du minerai de fer en France et un douzième de la production mondiale.

Cependant la pauvreté en fer de la « minette de Lorraine », la concurrence internationale, le transfert de la sidérurgie dans des zones portuaires (DUNKERQUE, FOS-SUR-MER) et les orientations de la politique européenne en matière économique et industrielle vont ruiner le patrimoine minier et sidérurgique de  l’arrondissement et par contre coup son expansion commerciale et démographique.

Après avoir vu – dans un contexte marqué par une crise industrielle sans précédent – sa population baisser durant quatre décennies, la tendance s’inverse à partir de 1999 et la ville de BRIEY et son territoire gagnent enfin des habitants notamment avec les communes de la façade Est tournée ver le sillon Mosellan.

Le solde migratoire est donc positif mais dans un contexte de vieillissement de la population. La cité briotine a tiré avantage de son statut de sous-préfecture et a su redresser son image, la rendre attractive en réhabilitant et valorisant son patrimoine historique, architectural, culturel et en développant et en développant une réflexion et des projets d’aménagement sur les plans urbain et environnemental.

Dans le second degré, si l’on excepte le collège de l’ASSOMPTION, privé et confessionnel, il n’est pas exagéré, dans les années 1960, de comparer le bassin de BRIEY à un « désert scolaire ». Dans un territoire en pleine crise avec une démographie élevée, l’objectif est alors de créer des collèges et lycées pour former des cadres, des élites, des personnels qualifiés et s’inscrire dans une dynamique de développement et de reconversion.

Le 4 décembre 1967, le lycée Louis Bertrand de BRIEY est inauguré par le Ministre Christian FOUCHET. Le lycée mixte polyvalent de BRIEY avec son CES annexé est conçu pour accueillir 1540 élèves dont 400 internes et 620 demi-pensionnaires dans des options classiques, modernes et techniques. Le 4 avril 1979, le conseil d’administration du collège annonce que le collège portera désormais le nom de Jean MAUMUS, instituteur, Président du Syndicat Intercommunal, qui fût la cheville ouvrière de l’édification du lycée. Il y a maintenant environ 15 ans, la cité scolaire bénéficiera d’un programme de réhabilitation et d’extension important avec la création de nouveaux espaces pédagogiques et techniques très réussis qui font la fierté de l’établissement : Amphithéâtre de 250 places, centre de Documentation et d’Information, Restaurant scolaire, Salle des conseils notamment. Plus récemment l’internat fût déplacé et rénové et la Cité Scolaire attend maintenant la programmation d’un projet d’extension de sa demi-pension (1120 repas par jour) .